Jan 21, 2017

Douleur à l'épaule et l'ostéopathie


    Comment l'ostéopathie peut venir en aide aux douleurs à l'épaule?

Douleur à l’épaule et l’ostéopathie

                Les douleurs à l’épaule sont très fréquentes et forment un des motifs de consultation les plus fréquents en ostéopathie. Elles peuvent atteindre une grande proportion de gens : les sportifs, les travailleurs manuels (surtout ceux et celles travaillant avec les bras au-dessus de la tête), certaines personnes peu habituées aux tâches physiques qui s’y mettent temporairement, etc.

 

Surusage ou aiguë?

                Une des premières choses que l’ostéopathe se doit de quantifier est de savoir si la blessure vient de mouvements répétitifs (blessure de surusage) ou arrivé subitement par un coup, un choc ou une chute (blessure aiguë).  Les deux types de blessure n’auront pas du tout le même objectif de traitement.

 

                Les blessures aiguës à l’épaule sont moins fréquentes, arrivant notamment lors d’une chute sur l’humérus ou l’omoplate, un mouvement brusque, etc. Le résultat sera une subluxation de l’articulation (gléno-humérale), une entorse ligamentaire, une fracture, une contusion etc. Tous ces éléments ne se traitent pas directement en ostéopathie, mais on peut faire quelques ajustements posturaux, osseux ou articulaires et ce, plus ou moins éloignés du siège de la blessure, question d’accélérer la guérison. Le traitement est normalement de l’application de glace, de la prise d’anti-inflammatoire prescrit par le médecin et du repos. L’ostéopathe accompagne le client, mais n’est pas le principal intervenant.

 

                Les blessures de surusage sont beaucoup plus fréquentes que les blessures de surusage. Selon Bass (2012), ces types de blessure ne comportent pas ou peu d’inflammation. Ce qui veut dire que l’application de glace et la prise d’anti-inflammatoire ne sont pas les priorités. À tout coup, le client atteint de douleur de surusage à l’épaule ne s’est pas fait ça en peu de temps, mais sur une grande période de temps. Il n’est donc pas surprenant que ce type de traitement prendra quelques séances avant d’avoir de bons résultats. Des exercices d’étirements et de renforcements devront avoir lieu pour favoriser la guérison.

 

Traitement d’une blessure de surusage

                En premier lieu, l’ostéopathe doit vérifier la posture et l’amplitude de mouvement du client. En effet, une posture « enroulée » diminuera l’espace où reposera l’épaule, lui conférant une plus grande vulnérabilité. Des tensions musculaires, rachidiennes (de la colonne vertébrale, surtout thoracique) et abdominales (surtout des adhérences viscérales) affecteront négativement la posture.

 

                Ensuite, l’amplitude de mouvement nous donnera une idée plus précise de la gravité de la blessure : en effet, avant 90 degrés (en abduction et flexion de l’épaule), l’omoplate ne bouge pas et l’articulation la plus impliquée est la gléno-humérale. Grosso modo, celle-ci contient la tête de l’humérus dans une cavité, nommée glénoïde. Il est donc évident qu’il faudra traiter les structures liées à cette articulation (muscles, articulations, etc.) si le mouvement s’arrête avant 90 degrés. Par la suite, le mouvement engrangera l’omoplate, avec ce qu’on appelle l’articulation scapulo-thoracique. Si le mouvement devient difficile après 90 degrés, il y a donc atteinte à cette articulation et donc, les structures liées à cette dernière devront être travaillées (muscles, articulations, omoplate, côtes, etc.)

 

                Puis, certains tests de douleur contre-résistance existent pour vérifier quels muscles sont affectés, ceux-ci ayant parfois une perte en oxygène et des tissus cicatriciels causée par la blessure.

 

Conclusion

                L’ostéopathie est surtout indiquée pour les blessures de surusage. Les tests du départ nous donneront une idée fixe des structures atteintes et du degré de gravité, nous amenant ainsi à un plan de traitement. Pour une douleur de surusage à l’épaule, il faut planifier environ 3 ou 4 séances, quelques fois moins, quelques fois davantage. Il faut de la patience et surtout, de l’assiduité à faire ses quelques exercices (en général 2 ou 3). Recevoir un traitement en ostéopathie n’est pas magique si les mouvements répétitifs continus et ce, sans faire ses exercices. Les histoires de succès pour cette blessure ont deux choses en commun : un traitement efficace de l’ostéopathe et des exercices faits à la maison!

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Bass (2012) Tendinopathy: Why the Difference Between Tendinitis and Tendinosis Matters. Int J Ther Massage Bodywork.

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